lundi 29 octobre 2007

Le Tabou central de la culture française
Racontez d'abord ce que c'est que la schizophrénie en générale et sa spécificité culturelle.Comment manifeste-t-elle chez les Français?Quel est ce tabou?Quel serait le tabou américain?

La schizophrénie pourrait être définie au sens médical comme un syndrome, ou ensemble de symptômes. Ils comprennent entre autres, des signes tels que le sentiment d’aliénation, la perte de contact avec la réalité. Dans son ouvrage intitulé « Français américains, l’autre rive », fait une étude comparée des deux groupes ci-dessus mentionnés, en les prenant comme sujets d’analyse. Nous nous rendons à l’évidence que la société étant la somme des individus, on pourrait aussi la percevoir comme un Individu reflétant l’état général de la société. Et c’est sur ces Individus que l’analyse porte.
L’héritage culturel mondial est multiple. De par sa position privilégiée Pascal Baudry est en mesure de percevoir des différences culturelles qui échapperaient à l’œil du commun des mortels.
Tel que suggéré par le titre de l’appendice de l’ouvrage « Tout se joue avant 6 ans » le petit français reste attaché à sa mère parce que son éducation l’y prédispose. La mère a peur que son rejeton s’éloigne trop d’elle car elle perçoit le monde extérieur comme dangereux et rempli de menaces. Elle a tendance à retenir l’enfant dans le cocon familial. Les pères par contre n’ont de cesse de rabrouer leurs enfants surtout lorsque leurs initiatives se sont soldées par des échecs Les interdits confinent l’enfant dans une camisole de force et restreignent son champ d’action. Une des implications que cela pourrait avoir à l’âge adulte et sur le lieu de travail est que l’employé manquera d’esprit d’initiative étant donné qu’il craindra que cela ne se solde par un échec. Cette idée est une interprétation personnelle. Baudry estime qu’à l’âge adule, le sujet n’aura de cesse à vouloir reprendre son destin en main pour échapper ainsi à la mainmise de sa mère sur son éducation de base pour mieux s’assumer. La littérature mettra en garde des risques encourus lorsque l’enfant s’éloigne du giron familial.
Les américains par contre, prédisposent l’enfant à l’approche du « trial and error » ou bain de la réalité en français. Le développement personnel, la réalisation de soi passe nécessairement par une expérimentation directe. En cas d’échec ou d’accident, les parent se voudront enthousiastes, encourageants, et dérideront l’atmosphère en adressant à leur progéniture des bouts de phrase comme « come on, you can do it ». Au besoin ils renforceront l’ego de l’enfant en lui attribuant des remarques positives « you are so intelligent you can do it ». Le parent n’est il pas le reflet de ce que l’enfant pense être, un peu à l’image du miroir.
Quel serait le tabou américain ?
Les américains sont soucieux des droits humains et des individus et ne sont pas schizophrènes. Aux Etats-Unis selon Baudry, « il n’y a pas de tentative réelle de domination excessive des clients, des administrés, des handicapés des faibles, des femmes, des étrangers, des enfants. » Les mentalités ont évolué et sont en train de se départir des maux ancestraux et multi séculaires tels que l’intolérance, le racisme, le sexisme, le xénophobisme. On peut en déduire donc qu’il n’existe pas de schizophrénie dans le modèle américain. Cependant, cette vision égalitaire semble s’appliquer seulement lorsque le « Nous » est pris en compte. Le « nous » par opposition à « eux ». Ces derniers ne sont pas autorisés à profiter des mêmes droits. La notion de la volonté du grass root lorsqu’il émane du monde extérieur à l’Amérique n’a pas droit de cité devant la pensée américaine. Le droit à la différence est un droit inaliénable aux Etats-Unis. Par contre, en externe, il est plutôt recommandé et même imposé le modèle de pensée américaine. La production cinématographique hollywoodienne exporte et impose la culture du coca, du hamburger, du jeans par le biais du pouvoir publicitaire insidieux qu’est le cinéma. Lorsque des ressources convoitées sont d’ordre stratégique les Etats-Unis font fi des recommandations des institutions multilatérales et des accords internationaux.

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