jeudi 6 décembre 2007

Voltaire

Voltaire
François-Marie Arouet, Voltaire, est né le
21 novembre 1694 à Paris dans une famille de la riche bourgeoisie parisienne. Ses parents sont François Arouet, notaire puis receveur des épices à la Cour des Comptes et Marie Marguerite d'Aumart, d'une famille proche de la noblesse de robe. Son frère ainé sera un sympathisant janséniste. Du fait de son esprit frondeur, de ses relations libertines et surtout de sa vocation de poète, il aura des relations difficiles avec son père. Cause ou conséquence de cette inimitié, Voltaire s'est à plusieurs reprises dit fils d'un Monsieur de Rochebrune, « mousquetaire, officier, auteur ». Sa mère meurt en 1701 à l'âge de 42 ans.
Plusieurs hypothèses sur l'origine du pseudonyme « Voltaire » ont été formulées et ont longtemps fait débat :
Ce serait l'
anagramme de AROUET L(e) J(eune) ou plutôt de AROVET L(e) I(eune) en lettres capitales latines où U s'écrit V et J s'écrit I. AROVETLI donne VOLTAIRE. C'est l'hypothèse la plus sérieuse, et la plus souvent évoquée dans toutes les publications.
Il s'agirait de l'anagramme phonétique d'Airvault, nom d'un bourg poitevin d'où est originaire sa famille.
Ce peut être également le syntagme verbal signifiant en
ancien français celui que l'on « voulait-faire-taire » (vol-taire), à cause de sa pensée novatrice.
Il peut s'agir de la contraction de Volontaire avec
syncope de la syllabe intérieure on.
On pense également à l'anagramme syllabique et phonétique de « révolté » : révolté devient re-vol-tai, qui donne Voltaire.
Il commence ses études en
1704 au collège Louis-le-Grand dirigés par les Jésuites. Il y fait de brillantes études de rhétorique et de philosophie, obtient des premiers prix. Tout en étant fort critique des Jésuites il garda toute sa vie une grande admiration pour ses professeurs et les grandes entreprises missionnaires de la Compagnie de Jésus, en Chine et au Paraguay. L'éducation reçue l'initie aux plaisirs de la conversation et du théâtre. Il devient l'ami des frères d'Argenson, René-Louis et Marc-Pierre, futurs ministres du roi Louis XV.
Vers
1706 il compose une tragédie Amulius et Numitor ; on en trouvera plus tard des extraits qui seront publiés au XIXe siècle. Après sa classe de philosophie, il quitte le collège en 1711 pour s'inscrire à l'école de droit de Paris.
En
1716 il est exilé pour des vers séditieux qu'on lui prête et qu'il se défendra toujours d'avoir écrits : le poème des « J'ai vu », d'inspiration janséniste. Le rencontrant dans les jardins du Palais-Royal le Régent Philippe d'Orléans lui lance : « Monsieur Arouet, je gage vous faire voir une chose que vous n'avez jamais vue. – Quoi ? – La Bastille. – Ah ! Monseigneur, je la tiens pour vue. » Ce n'est pas à la Bastille qu'il ira mais à Sully-sur-Loire où il passera cinq mois, loin de Paris. En 1717, accusé d'avoir rédigé des pamphlets contre le Régent, il échappe à la déportation aux îles (Antilles) mais est emprisonné à la Bastille pendant près d'un an, entre 1717 et 1718. Il commence La Henriade, ode au roi Henri IV. Libéré en avril 1718, il est exilé à Châtenay-Malabry. Il adopte le nom de Voltaire et achève Œdipe, sa première pièce de théâtre, qui rencontra le succès en novembre, quelques mois après sa sortie de prison.
Les années de
1719 à 1724 sont des années de mondanité.
En
1726, à la suite d'une altercation avec le Chevalier de Rohan, Voltaire est emprisonné de nouveau à la Bastille.
Il s'exile après sa libération, en
Grande-Bretagne (suite à l'ordre qui lui fut donné de quitter le royaume français) de 1726 à 1729, où il découvre la philosophie de John Locke, les théories scientifiques d'Isaac Newton et la caractéristique de la monarchie britannique, dont il assurera la vulgarisation en France dans les Lettres philosophiques.

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