mercredi 7 novembre 2007

"La Maison" -- Evidences Invisibles

J'ai de la difficulté à me mettre d'accord avec certaines constatations culturelles de Carroll quant aux frontières dans la maison. Elle insiste que dans une maison américaine, un invité saura quelles salles sont interdites à l'entrée à force des frontières physiques – les portes fermées, par exemple. Par ailleurs, elle constate que de telles frontières sont invisibles à l'invité français dans une maison française ; qu'elles sont implicites par rapport à la relation entre l'invité et l'hôte.

Dans mon expérience comme invité chez une famille française qui m'a accueilli pendant un mois à La Rochelle, mon expérience était ce que Carroll appellerait "américaine". Dès ma première arrivée à la maison, mes parents d'accueil m'ont fait le tour de la maison et m'ont explicité les salles auxquelles j'avais accès libre. Quoi qu'ils ne m'ont pas oralement prévenu d'entrer dans les autres salles, je l'ai vite su. Il y avait une frontière physique à l'entrée au sous-sol ; les portes aux chambres des autres membres de la famille sont restées toujours fermées et les lumières de ces dernières toujours éteintes. Ces conditions ont demeuré pendant le reste de mon séjour chez eux.

Peut-être ai-je eu une expérience exceptionnelle, mais je ne peux juger que par cet exemple.

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