jeudi 13 septembre 2007

André Siegfried -- Peut on parler d'un peuple américain ?

Dans cette extrait du roman "Tableau des Etats-Unis," publié en 1954, Siegfried se pose des questions sur l'existence d'un peuple américain.

Son premier constat est que la civilisation américaine était plus achevée avant l'immigration slavo-latine à la fin du XIXe siècle. Auparavant, il s'agissait d'une société anglo-saxonne. Il y avait des cultures locales distinctes, et les gens étaient plus passionnés aux découvertes non-faites. Par contre, après la grande vague de l'immigration slavo-latine, il y avait eu une sorte de désanglosaxonnisation. Voici les causes proposées par Siegfried : (1) Le décalage de la situation de la plupart de la population américaine vers le Centre-Ouest, ce qui avait rendu la côte Atlantique plus méconnaissable au niveau du peuple ; (2) L'apparition d'un nouveau mode de vie, à cause du machinisme, ce qui a poussé ce mouvement du peuple de l'âge du pionnier vers l'âge de la production collective; ceci à mené à la déprise de la fantaisie et de la liberté chez les Américains.

Siegfried conclut qu'il n'existe pas une race américaine si l'on considère du point de vue physique une réunion d'Américains. Cependant, il y a un peuple : "Tous ces gens, quelle que soit la diversité de leur origine, ont aqcuis une allure commune : ils ont tous la même façon de s'habiller, de se tenir, de marcher, d'écouter, de répondre, de téléphoner, d'attendre ; tous ont les mêmes réactions spontanées, la même lenteur de pensée, de parole, de mouvements, faisant contraste par exemple avec la vivacité latine, mais coïncidant cepentant avec une certaine excitation, une restlessness toute différente du flegme anglais. Il s'agit, paradoxalement, d'un tempérament lent dans un rythme trépidant, implacable, d'où sans doute ces nervous breakdowns si communs aux Etats-Unis." Ceci évoque la banalité du mode de vie américain.

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