M. Fontaine produit, dans cet œuvre, une analyse assez intéressante concernant les EU et notre identité. Les trois points qu’il présente (qui vraiment font son argument) sont que :
1) Il y a une différence dans les façons que les américains apprennent les leçons de courage et valeur à leurs enfants. (on n’utilise jamais les histoires comme « la Chanson de Roland » pour communiquer ces caractéristiques)
« On comprend, aux Etats-Unis, que deux siècles de passé peuvent être plus obsédants que dix : La Chanson de Roland n’est plus depuis longtemps pour nos enfants la leçon de courage et d’histoire qu’est toujours le Western pour les petits Américains. »
Je trouve ce passage intéressant, parce que ma mère et mon père n’ont jamais utilisé le folklore américain pour m’apprendre les valeurs ou ce que c’est d’être un bon garçon/homme – c’était en fait le Bible et vraiment seulement le Bible pour moi.
2) Les EU font la première culture universelle moderne.
« La convergence sur son Université de tous les patrimoines culturels lui semble normale. Il s’approprie, pour en devenir le spécialiste, tel secteur d l’art roman, ou tel philosophe arabe, soit les plus étroites spécialisations dans la plus large gamme de sujets : ainsi s’élabore dans le nouveau monde la première tentative de culture universelle moderne. »
Je pense qu’il a raison ; j’admis que tous les universités aux EU ne sont pas des épicentres de culture, mais si on inspecte VCU – observer sa diversité qui enrichit le campus – on peut vérifier ses théories [celles de Fontaine].
3) Ce que nous sommes comme pays impérialiste est résultat de l’adversité à qui nous avons fait face pendant nos années de formation – nous avons du conquérir ces adversaires, donc cette attitude est devenue centrale à notre identité jusqu’à ce point.
« Ce qu’on appelle l’impérialisme américain n’est que la manifestation extérieure de cette vieille manie nationale de défricher le terrain : il faut abattre les obstacles, il faut extirper la racine de la difficulté. De proche en proche on se retrouve au cœur de l’Europe, ou au Vietnam, à la poursuite des causes premières d’un sentiment d’insécurité qui est le problème le plus intolérable à l’âme américaine.»
lundi 10 septembre 2007
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